Des nouvelles de Gray
Comme vous savez, ma maman a 90 ans. Sa santé est assez bonne pour son âge, mais elle se fatigue de plus en plus. Quand j'étais chez elle en janvier/février, elle m'a fait des remarques qu'elle aimerait que je puisse être avec elle aux États-Unis.
Pendant une discussion avec elle et avec mon frère, j'ai expliqué que, si sa condition reste stable, j'aimerais rester au Bénin jusqu'à octobre de cette année. Après pas mal de discussion, ils étaient d'accord. Mon programme pour le moment est de retourner chez ma maman à mi-octobre pour m'occuper d'elle, peut-être l'aider à arranger ces affaires dans sa maison pour qu'elle puisse déménager dans une maison de retraite, mais rien n'est décidé.Quant au projet Foodo, quand je serai aux États-Unis, je vais essayer de faire du travail par télétravail. Pour me préparer, j'essaie de faire les corrections du livre "Dieu parle à ses Enfants" par Skype. Par le "chat" de Skype, je pose mes questions à l'équipe Foodo ; moi dans ma maison et eux à côté dans le bureau. J'espère que d'ici octobre, tous les problèmes techniques seront réglés, et que je puisse progresser dans les corrections des différents textes traduit par télétravail.
Des nouvelles du Ghana par Jean-Xavier et Marie qui en reviennent
Nous nous sommes bien rendu à Buduburam et à la clinique, le lendemain de notre arrivée au Ghana, soit un samedi, ce qui n'était pas l'idéal pour se rendre compte de l'activité de la clinique et rencontrer un maximum de personnes. Cependant, voici nos quelques remarques et sentiments:- La personne de la "registration" nous a fait visiter la clinique. Tout le personnel de la clinique a changé, nous ne connaissions donc plus personne. Il semble qu'il n'y ait plus de libérien à la clinique (ou vraiment presque plus- excépté TC, un medical assistant). Nous avons le sentiment que l'on a plus ou moins demandé aux libériens de quitter la clinique. Il semble même qu'Ismael ne travaille plus à la clinique. Nous avons quand-même rencontré Norah, sage-femme de notre temps et matrone par la suite. Elle retournait au Libéria le lendemain:"on ne veut plus de nous à la clinique" (traduction ou interprétation de ma part). Elle ne nous a rien demandé et ne nous a pas parlé de projets au Libéria. Un certain nombre de personnes, anciens LIBRUAH, nous ont reconnu, nous ont salués.
La clinique :
Nous avons pu visiter la salle d'opération, c'est donc bien vrai, il y a une salle d'opération à BUDUBURAM : incroyable mais vrai. Salle propre et bien tenue. Le Ward des enfants à l'étage nous a paru également propre et accueillant avec des dessins sur les murs, la pharmacie, la registration étaient propres. En revanche, nous avons vu la salle de pansements, la salle « post-opération » (ancienne salle d'urgence) et la salle d'accouchement (dans le nouveau bâtiment) relativement sales. La nouvelle maternité porte le nom de la FLM!!
Le camp
On a pu constater que le camp se vidait. Les Ghanéens ont investi de nombreuses maisons et mettent une croix rouge sur la maison où ils habitent. De cette façon, le gouvernement ne devrait pas détruire ces maisons. Sinon, le camp n'est pas plus propre qu'auparavant et les pluies ont creusé de nombreux fossés. Le SMA compound est à l'abandon ainsi qu'une partie des écoles situées derrière notre ancienne maison. Cela fait assez triste.
Father James, Superior SMA de Winneba nous a dit qu'a partir du 4 juin, les libériens du camp n'avaient plus le statut de réfugié et devaient ou repartir au Libéria, ou régulariser leur situation, c'est à dire prendre un visa par exemple.


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