lundi 1 février 2010

NOUVELLES DE FEVRIER

Voici quelques paroles glanées auprès de nos invités lors de notre dernier Week-end,
Paroles d'exilés, paroles de réfugiés, paroles de demandeurs d'asile :

« J’ai fait venir mon frère car il était en danger. Parfois, je culpabilise parce que je n’ai pas fait venir tous mes frères et sœurs. Mais c’est mieux qu’ils soient restés chez eux, quand il y a des moments de paix, ils apprécient d’être restés dans leur pays. « J’ai retrouvé mon paradis », m’a confié une de mes sœurs. »
« Etre réfugié, c’est survivre, c’est l’humiliation, le racket…. »
« Des femmes se défenestraient pour éviter d’être violées. »
« Si on travaille avec des étrangers, on est en danger et on met sa famille en danger. Un de mes amis a été tué, ma famille m’a conseillé de partir. »
« Dans ma famille, il y a eu 18 morts. »
« Les rebelles peuvent nous obliger à combattre avec eux. Si on refuse, ils peuvent nous tuer ou tuer un membre de notre famille. Ils ont tué mon père faisant croire que c’est l’armée du gouvernement et m’obliger à venir avec eux pour venger la mort de mon père. »
« Nous étions 10 dans notre groupe. Nous refusions de combattre. Quand nos chefs se sont rendus compte qu’il n’y avait pas de combat aux endroits où nous étions postés, ils nous ont tirés dessus, il y a eu 9 morts, moi, j’ai été blessé. Quand j’ai été guéri, ils ont voulu m’envoyer pour un attentat suicide. »
« Quand on est jeune, on nous demande d’être candidat pour des attentats suicide. »
« Dans la fuite, nous ne savons pas toujours dans quel pays nous sommes, car parfois nous passons de prison en prison. »
« J’ai toujours les rivières de mon pays qui coulent dans ma tête, et quand je reviens au pays, ce sont les rivières de France qui coulent dans ma tête. »
« A la fin de mes études, parce que j’étais lettré, on m’a obligé à faire de la propagande contre le gouvernement. Comme je refusais, on a reçu des lettres de menaces et on a tué mon père. »
« Laisser ses doigts = donner ses empreintes digitales »
« Pour passer dans en pays, on m’a demandé 10 000 dollars. Je me suis caché dans une forêt, des gens venaient en cachette pour me donner à manger, je n’ai pas vécu tout cela pour le seul plaisir d’aller vivre dans un pays « riche ». »

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