mardi 26 janvier 2010

ARTICLE PARU DANS L'APPEL DE L'AFRIQUE


« Une communauté n’est jamais pour elle-même, elle appartient à quelque chose qui la dépasse, elle est un don, un témoignage. »
Jean Vanier : La communauté lieu du pardon et de la fête

La Fraternité Laïque Missionnaire pourrait être comparée à Marthe et Marie, les deux amies de Jésus.
Il y a Marthe, qui s’agite pour que tout soit prêt, prêt pour le repas, prêt à reprendre la route pour trouver un nouvel administrateur pour l’hôpital du camp de réfugiés de Buduburam au Ghana, trouver des financements, aller au Bénin rendre visite à Gray qui s’occupe de la traduction de la Bible en Foodo, soutenir les familles qui logent aux Cartières et assurent avec les Pères de la maison l’accueil des groupes et les animations des classes découvertes, se préparer pour aller à la prochaine rencontre internationale des laïcs SMA en Hollande.
Il y a aussi Marie, qui prend le temps de s’asseoir pour prier, écouter, partager, apprécier le soutien de la SMA, se former à la mission, se poser des questions : Quel est notre regard sur l’étranger aujourd’hui ? Comment être missionnaire dans notre travail, nos familles, le milieu où nous vivons ?
Ce sont ses deux aspects de la fraternité qui m’ont faire dire oui quand en mai 2008 les membres de la fraternité m’ont demandée de renouveler mon mandat de « bergère ».
Qu’est-ce qu’une « bergère » ? C’est le nom que l’on donne au coordinateur ou coordinatrice de la FLM et qui est élu tous les 3 ans par les membres engagés.

Le fonctionnement de la FLM n’est pas un grand souci, chacun est autonome et responsable, prenant sa part de travail : courrier, comptabilité, suivi des projets, organisation des Week-end, préparation des temps forts comme Pâques aux Cartières, les journées d’amitiés.
Depuis que je suis bergère, un lien tout particulier m’unit à chacun des membres de la Fraternité, ce lien existait déjà quand j’étais simple « mouton », mais il a pris une autre forme, peut-être s’appelle-t-il responsabilité, empathie, préoccupation, bonheur… Je ne sais pas.
Cela se vit dans le partage des peines et des joies : recherche d’un emploi, naissance d’un enfant ou petits-enfants, mariage, décès d’un parent, déménagement, enfants qui grandissent, passent des examens, changement de situation familiale, maladie d’un proche, voyage et découverte de nouveaux horizons.
Il y a eu des moments difficiles, la maladie et le décès de Marie-Claire, être celle qui annonce une mauvaise nouvelle, qui reçoit les doléances (il y en a tout de même de temps en temps), qui apprend que l’un ou l’autre souhaite prendre un peu de recul et ne pas renouveler son engagement.
Mais aussi de grands moments de joie avec la rencontre internationale des laïcs que nous avions organisée à Chaponost pour nos 25 ans, le voyage à Castelnaudary avec deux autres membres de la FLM en juin dernier, le renouvellement des engagements.
La présence de la Fraternité est essentielle, jamais je ne me sens seule. La citation de Jean Vanier lui va très bien. Par cette phrase je voudrais lui rendre hommage et lui dire merci.
Hélène Liet

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