mercredi 2 juin 2010

NOUVELLES DE JUIN

Voici un témoignage de Gildas et Ginette, deux laïcs beninois qui sont membres d'une fraternité associée à la SMA et qui ont participé à la rencontre internationale en Hollande :

Comment est né et comment a évolué ce groupe ?
Gildas : j’ai d’abord fait un cheminement pour rentrer à la SMA. Le père Richaud était alors supérieur régional. Après être entré au séminaire de propédeutique, je ne ressentais plus la joie qu’il me fallait. J’ai demandé alors un temps de réflexion. Je continuais de participer aux activités des aspirants. Au cours d’une messe, à la fin d’une session au centre Brésillac, j’ai entendu comme une voix qui me disait : « laïc engagé ».
Je me suis rapproché du père Giuseppe Brusegan pour savoir s’il y avait des laïcs engagés auprès de la SMA. Il m’a rassuré. Il m’a orienté vers le couple de Jérôme et Hèlène Liet qui était alors en fin de séjour sur le lac. J’ai commencé un accompagnement avec le père Giuseppe. J’ai rencontré Anysie sur le campus. Nous avons commencé un cheminement. Ensemble, nous cherchions comment adorer Dieu dans la simplicité du cœur. Nous avons eu, cette année-là, le modèle de sainte Thérèse de Lisieux. Avec Anysie, nous avons fait notre mariage et, trois mois après, nous nous sommes engagés dans la fraternité le 8 décembre 2002.

Là, il s’agit du cheminement d’un couple. Comment le groupe s’est-il élargi ?
La SMA demandait d’aller en mission sur nos lieux de travail. A Abomey, en tant qu’enseignants, nous pensions être discrets, mais notre présence parlait beaucoup. Deux de nos élèves, Aurore et Lucrèce, qui nous voyaient vivre, se sont rapprochées de nous pour savoir notre secret. Elles ont constaté que nous avions une particularité parmi tous les autres professeurs. Elles ressentaient une certaine confiance en nous abordant. C’est alors que nous avons parlé de notre aspiration.

Y a-t-il certaines exigences pour appartenir à la fraternité ?
Elles ont exprimé le désir d’appartenir à un groupe. Quand d’autres ont voulu se joindre à nous, nous avons élaboré une sorte de règlement pour la bonne marche de la fraternité.
Nous vivons la spiritualité sma, surtout au côté des jeunes. On s’engage pour une activité pastorale missionnaire. A chacun de trouver l’activité qui lui convient. Anysie et moi nous sommes dans un internat à Copargo. Cosme a commencé un travail avec le père Claude Templé auprès des enfants de la rue. Trois filles, Ginette, Lucrèce et Aurore, se préparent à donner un coup de main dans l’une des maisons de Grégoire (Grégoire est très connu en Côte d’Ivoire et au Bénin pour son action auprès des malades mentaux : ndlr). Sept ont fait un engagement, dont deux couples.

A la réunion des laïcs associés à la SMA, quels pays étaient représentés ?
Il y avait des laïcs de Hollande, de Pologne, des USA, d’Argentine, du Bénin, de France (Province de Lyon et District de Strasbourg), d’Italie, d’Espagne. Nous étions une vingtaine.

Qu’est-ce qui a attiré votre attention ?
Chaque groupe a son originalité et c’est ce qui forme la richesse. Avec la présentation des différents groupes, nous avons vu que les Hollandais, les Américains et les Espagnols ont un statut qui les lient beaucoup plus à la SMA. Ils sont comme des membres sma. D’autres, comme nous, parlent davantage d’association à la SMA ; c’est la fraternité qui est liée à la SMA.

N’est-ce pas étonnant qu’il y ait eu des Argentins, alors qu’il n’y a plus de présence sma dans ce pays ?
Depuis que l’Argentine a été fermée, les laïcs ont maintenu la gestion de la maison. Nous avons été frappés par leur détermination, la foi en ce qu’ils font. Ils sont deux couples. Ils font de l’animation dans les écoles, vendent le calendrier sma. Ils font des opérations « portes ouvertes ».

Quelles différences entre les groupes avez-vous remarquées ?
En Espagne et en Pologne, ils ne sont pas autonomes. Ils ont un avis consultatif. Ils doivent en référer davantage aux pères sma

Au cours de la réunion, certains besoins ont-ils été exprimés ?
- Besoin d’un lien plus étroit entre la SMA et les groupes ;
- Désir d’une plateforme internationale où on peut se sentir solidaires à travers la communication, à travers les projets en commun, l’échange des programmes de formation, à défaut d’uniformisation. Nous avons un site. Nous allons essayer d’envoyer des informations

Qu’est-ce que vous avez particulièrement apprécié ?
C’est l’expérience de l’internationalité : c’était une richesse. Nous avons apprécié l’ambiance qui a prévalu malgré la barrière des langues. C’était familial.
Nous remercions la Hollande pour l’accueil, la FLM qui a assuré notre voyage et les pères d’Hidalgo qui nous ont récupérés alors que nous étions en panne à Roissy à cause des poussières volcaniques.
Ginette Egué et Gildas Legonou

Aucun commentaire: