mercredi 20 juin 2018

DIMANCHE AUX CARTIERES

Le 17 juin, aux cartières, au cours de la messe présidée par le père François du Penhoat, nous avons accueilli les deux nouvelles familles, qui vont remplacer Laure et Vivien, Hélène et Eric.

Voici le texte de l'homélie de François, qui a su parler au cœur de chacun d'entre nous.

Aujourd’hui, nous voilà rassemblés un dimanche de plus pour un dimanche ordinaire. Oui, mais nous avons 2 évènements à célébrer : la fête des pères ; on dit qu’il y a une crise de la paternité, alors portons les tous dans nos prières…
Ensuite, ici aux Cartières, nous célébrons cette Eucharistie pour dire merci au Seigneur pour tout ce qu’il a fait à travers les familles Laplane et Perrodon qui vont bientôt nous quitter. Nous disons merci aux deux familles mais nous le disons avec le Seigneur qui, lui aussi dit merci ! En même temps, nous les portons plus spécialement dans la prière de ce jour.
Cette semaine, dans le diocèse de Lyon, sera une semaine un peu spéciale, de préparation aux ordinations, unissons nos prières au Seigneur pour qu’Il envoie des ouvriers à sa moisson.
L’Evangile va nous parler du Règne de Dieu qui grandit et que nous faisons grandir. Demandons pardon au Seigneur pour nos timidités, nos peurs, nos égoïsmes, nos colères ou désirs d’imposer notre propre idée du Règne de Dieu.
Dans l’Evangile d’aujourd’hui Jésus nous parle du Règne de Dieu. Alors tout d’abord qu’est ce que Jésus entend par Règne de Dieu.
1)      Parfois il le décrit comme l’action de son passage : » les aveugles voient, les boiteux marchent et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres » : aspect de fraternité réconciliée, de lutte contre la souffrance, de développement personnel…
2)      Quelquefois, le Règne c’est quand les tous les justes seront rassemblés dans la maison du Père, dimension qu’on oublie souvent parce qu’elle sous-entend la mort. Dieu veut rassembler tous ceux qui le veulent bien et Jésus utilise la notion de banquet mais un banquet africain ou oriental où les places ne sont pas limitées. Dans la maison du Père, ce n’est pas un traiteur qui fait la cuisine… Comme le dit Saint Paul dans la 2° lecture, lui, Paul voudrait déjà être avec le Père ; en fait notre passage sur terre c’est une préparation pour « voir Dieu face à face ».
3)      Le Règne de Dieu, c’est donc aussi laisser grandir la présence de l’Esprit Saint en nous. Pour cela, il faut faire le nettoyage et lui être attentif, il nous aidera à être plus nous même dans le contexte où nous vivons. (histoire de Benoit)
Mais aujourd’hui, Jésus décrit le Règne de Dieu comme une réalité qui grandit sans qu’on ne la voie. C’est bien ce rêve que Dieu réalise petit à petit, parfois les choses avancent, parfois elles reculent un peu mais le plan de Dieu avance ; ce n’est pas comme dans l’Islam où Dieu a tout organisé et on dit : « c’est écrit « . Le Règne de Dieu, c’est l’avance progressive de ce processus : réconciliation des hommes et avec la création et préparation de l’au-delà de communion avec lui. Mais Dieu n’agit pas tout seul. Dans l’image qu’il donne dans la parabole, le paysan « plante la graine qui grandit ». (Histoire de Mr Smith). La grandeur de notre condition, pour nous les chrétiens, c’est que nous faisons progresser la création avec Dieu.
Laure et Vivien
L’Esprit Saint pousse l’un ou l’autre à s’engager pour le service de ce Règne de Dieu. Aujourd’hui, nous saluons le travail des familles Laplane et Perrodon. Dans l’AT, il y a la discussion entre Satan et Dieu dans le livre de Job. On pourrait dire aujourd’hui que Dieu dit : Tu as vu mes serviteurs, les Laplane et les Perrodon ? Tu as vu ? Ils se sont engagés pour 3 ans. On dit que les jeunes aujourd’hui ne savent plus s’engager et pourtant ils l’ont fait, avec toute une famille, tu as vu ? ils ont fait un travail de serviteur durant ce temps : faire la vaisselle, servir des plats, supporter les plaintes de l’un ou l’autre, etc. Et ils n’ont pas demandé de salaire pour cela, tu as vu ? Ils ont vécu dans un groupe international et interculturel, intergénérationnel et inter états de vie, laïcs, religieuses et prêtres… Tu as vu ? Tu ne crois pas que le Règne de Dieu avance avec eux ? Et Dieu dit : je les remercie et vais les bénir… » Attention, une bénédiction de Dieu c’est un encouragement pour continuer : c’est comme dans la parabole : tu as été fidèle en une petite chose, soit le gérant de 10 villes… Mais courage, il est avec vous.
Eric et Hélène et deux enfants sur trois
Que le Règne de Dieu grandisse c’est le désir de tous ceux qui sont aux Cartières. L’année dernière le Pape François faisait un discours aux religieux et leur disait de ne pas chercher à tout couvrir mais de « lancer des processus » … C’est peut-être le rôle de cette maison, d’entrainer d’autres à s’engager, à faire quelque chose pour les autres, à les guider discrètement pour qu’ils trouvent le chemin de Dieu au plus profond de leur vie et que cette vie prenne un autre sens, une autre dimension. C’est sûrement le rêve de Dieu, que les Cartières soient encore plus un lieu qui en entraînent d’autres à aller plus loin, plus au service de l’Evangile, des pauvres etc.
Joseph et Laure (absente ce jour), Nicolas et Estelle
Alors aujourd’hui, alors que nous disons un grand merci en communion avec Dieu, merci à nos deux familles mais aussi à tous ceux qui se dévouent d’une manière ou d’une autre ici, nous redisons notre désir de faire de cette maison, encore un peu plus, un lieu symbolique où le Règne de Dieu avancera.

Puis, nous avons eu droit à deux histoires pour mettre en image cette homélie.
 - 1) L'histoire de la petite souris
L'Esprit-Saint est comme une petite souris. Si nous nous agitons, faisons beaucoup de bruit. La petite souris reste dans son trou. Mais si nous faisons silence, si nous nous mettons à l'écoute, la petite souris sort de son trou et se tient prête pour nous aider.
 - 2) L'histoire du jardin
"Monsieur, Dieu vous a donné un bien beau jardin."
"Merci pour le compliment. Vous ne savez peut-être pas, mais si j'avais laissé Dieu s'en occuper tout seul, il n'y aurait que des herbes folles, peu de belles fleurs et de légumes."

Ensuite, nous nous sommes retrouvés autour d'une belle table sous les cèdes.

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