Au seuil de l'an 2015, je me trouve face à quelque chose de
tout à fait nouveau dans le domaine professionnel. Jusqu'à présent, mes
recherches ont toujours mis l'accent sur la langue kabiyè, mais à partir de
maintenant, je vais travailler en tant que conseiller pour offrir un soutien
technique à d'autres équipes de traduction et d'alphabétisation en Afrique qui
s'interroge à savoir comment marquer les tons dans leurs langues.
Aussi, je me rends au Cameroun en janvier pour participer à un atelier de trois semaines ayant pour but d'évaluer la meilleure façon d'écrire le ton dans six langues de l'Afrique centrale. Puis, en mai, je me joins à d'autres collègues pour animer un atelier semblable au Nigeria. En juillet et août, j'espère faire du terrain en Côte d'Ivoire, pays connu pour ses langues tonales particulièrement complexes (quatre ou cinq tons, au lieu des deux dont je suis habitué en kabiyè).
Entre tout cela, je vais coordonner une série d'expériences
dans des classes d'alphabétisation pour tester la représentation du ton dans
une quinzaine de langues dans six pays différents (le Togo, le Bénin, le
Nigeria, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire et le Cameroun). Je viens de rentrer
d'un voyage dans le sud du Bénin et du Togo, où je ai eu des rencontres avec
les traducteurs de la Bible en ifè et en Idaasha qui espèrent participer à
cette expérience.
Mes meilleurs voeux à vous tous pour une très belle année
2015. Que toutes vos activités soient couronnés de succès.
David

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