mardi 3 décembre 2013

LOURDES

Familles spirituelles-Rencontre de Lourdes 18-20 octobre

Une grande diversité

 
Ce qui frappe et est affirmé par les statistiques est la diversité des participants, des contemplatifs aux plus actifs, chacun avec un statut très différent. Le nom de chaque groupe change beaucoup aussi, on appelle ça fraternité, famille, associés, groupe, cellule, etc. Le point commun est d’être en relation avec une « famille religieuse » qui vit d’un charisme.
En fait, les engagements sont très différents : il y a des individus ou des groupes qui se rattachent à une congrégation pour se nourrir de leur spiritualité, d’autres qui sont au service d’une congrégation et se sont organisés comme association ou fondation pour travailler avec les religieux, les premiers sont plus consommateurs et les second plus acteurs avec certains qui se positionnent pour continuer le travail d’une congrégation, en gardant le charisme originel tout en étant laïc. Souvent, il s’agit aussi de salariés qui veulent vivre davantage dans l’esprit de la congrégation et continuer le service que faisaient les religieux (commun chez les enseignants ou les congrégations qui s’occupent des  personnes âgées).
Le nombre de personnes qui tournent autour des congrégations en France doit être entre 35000 et 50000, chacun avec un niveau d’engagement très différent. Les chiffres sont incertains.
Une enquête a été faite auprès des différents groupes de France pour voir où on en est (résultats dans « famille spirituelle » à la coreff).
L’esprit est en train de souffler

Le besoin de ces groupes est réel. Il semble que l’Esprit souffle dans ce sens. On pourrait le mettre en parallèle avec  les nouveaux mouvements religieux (charismatiques, etc.) mais ces familles spirituelles prennent leurs racines dans des traditions religieuses plus anciennes.
Il y a quelque chose qui nous dépasse comme ça été exprimé dans certains témoignage. Il y a un réel désir des laïcs de reproduire le visage du Christ vivant auprès des pauvres ou de ceux qui sont en manque spirituel. La dimension religieuse est ressortie très fortement même pour ceux qui font un travail social. On souligne qu’un charisme appartient à l’Eglise et non à un groupe de religieux ou de laïcs et que comme tel, il est ouvert à tous.
On voit poindre une double difficulté : pour certains, l’inquiétude de continuer une mission sans une congrégation sur laquelle s’appuyer, pour d’autres, on veut constituer un groupe mais c’est déjà trop tard. On ne peut pas forcer  l’Esprit.
Un autre point qui est ressorti est que souvent, il faut collaborer entre des groupes très différents autour d’une même congrégation.  Quelquefois ça pose problème d’autres fois, ça se passe très bien.
En général, tout le monde s’accorde à dire que ces mouvements partent de la base même s’il y a des cas où c’est la congrégation qui a travaillé pour que ce mouvement voit le jour.

Une réalité ecclésiale française qu’il faut prendre en compte

 
A la fin, Mgr Papin (évêque des religieux) dit que  les évêques doivent prendre en compte cette réalité ecclésiale tous ensemble comme une réalité de l’Eglise de France et chacun dans son diocèse.
Mgr Pontier affirmait qu’après ce rassemblement on ne peut plus donner crédit à tous ceux qui gémissent sur l’Eglise ou le monde mais que c’est comme une brise fraîche qui souffle…

Pour ma part

 
Je regrette que la place de l’Eglise locale ait été un peu oubliée, d’autre part, on n’a pas pris en compte la dimension des congrégations internationales, c’était très franco-français.
Pour nous comme SMA, il y a un certain nombre de points (ou de leçons) à retenir sur la manière d’aller de l’avant et il nous faut décortiquer un peu les différents  éléments qui sont ressortis de cette rencontre.

1.       Je crois qu’il faut faire vite pour  faire une « famille sma » en France et qu’elle doit être orientée pour intégrer les frères des nouvelles entités?

2.       Il me semble que cette famille doit être en cohérence avec notre mission et il faudrait donc la centrer avec la perspective de la mission dans les années à venir, soit en Afrique avec  les nouvelles entités soit ici sur un travail missionnaire.

3.       Il nous faut approfondir le charisme SMA en unissant le fondateur et l’histoire pour l’utiliser aujourd’hui et que ces laïcs puissent s’en nourrir.
François Dupenhouat SMA qui a accompagné Anne et Katherine à Lourdes
 
PS :


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