Une grande diversité
En fait, les engagements sont
très différents : il y a des individus ou des groupes qui se rattachent à
une congrégation pour se nourrir de leur spiritualité, d’autres qui sont au
service d’une congrégation et se sont organisés comme association ou fondation
pour travailler avec les religieux, les premiers sont plus consommateurs et les
second plus acteurs avec certains qui se positionnent pour continuer le travail
d’une congrégation, en gardant le charisme originel tout en étant laïc.
Souvent, il s’agit aussi de salariés qui veulent vivre davantage dans l’esprit
de la congrégation et continuer le service que faisaient les religieux (commun
chez les enseignants ou les congrégations qui s’occupent des personnes âgées).
Le nombre de personnes qui
tournent autour des congrégations en France doit être entre 35000 et 50000, chacun
avec un niveau d’engagement très différent. Les chiffres sont incertains.
Une enquête a été faite auprès
des différents groupes de France pour voir où on en est (résultats dans
« famille spirituelle » à la coreff).
L’esprit est en train de soufflerLe besoin de ces groupes est réel. Il semble que l’Esprit souffle dans ce sens. On pourrait le mettre en parallèle avec les nouveaux mouvements religieux (charismatiques, etc.) mais ces familles spirituelles prennent leurs racines dans des traditions religieuses plus anciennes.
Il y a quelque chose qui nous dépasse comme ça été exprimé dans certains témoignage. Il y a un réel désir des laïcs de reproduire le visage du Christ vivant auprès des pauvres ou de ceux qui sont en manque spirituel. La dimension religieuse est ressortie très fortement même pour ceux qui font un travail social. On souligne qu’un charisme appartient à l’Eglise et non à un groupe de religieux ou de laïcs et que comme tel, il est ouvert à tous.
On voit poindre une double difficulté : pour certains, l’inquiétude de continuer une mission sans une congrégation sur laquelle s’appuyer, pour d’autres, on veut constituer un groupe mais c’est déjà trop tard. On ne peut pas forcer l’Esprit.
Un autre point qui est ressorti est que souvent, il faut collaborer entre des groupes très différents autour d’une même congrégation. Quelquefois ça pose problème d’autres fois, ça se passe très bien.
En général, tout le monde s’accorde à dire que ces mouvements partent de la base même s’il y a des cas où c’est la congrégation qui a travaillé pour que ce mouvement voit le jour.
Une réalité ecclésiale française qu’il faut prendre en compte
Mgr Pontier affirmait qu’après ce rassemblement on ne peut plus donner crédit à tous ceux qui gémissent sur l’Eglise ou le monde mais que c’est comme une brise fraîche qui souffle…
Pour ma part
Pour nous comme SMA, il y a un certain nombre de points (ou de leçons) à retenir sur la manière d’aller de l’avant et il nous faut décortiquer un peu les différents éléments qui sont ressortis de cette rencontre.
1. Je
crois qu’il faut faire vite pour faire
une « famille sma » en France et qu’elle doit être orientée pour
intégrer les frères des nouvelles entités?
2. Il
me semble que cette famille doit être en cohérence avec notre mission et il
faudrait donc la centrer avec la perspective de la mission dans les années à
venir, soit en Afrique avec les nouvelles
entités soit ici sur un travail missionnaire.
3. Il
nous faut approfondir le charisme SMA en unissant le fondateur et l’histoire
pour l’utiliser aujourd’hui et que ces laïcs puissent s’en nourrir.
François Dupenhouat SMA qui a accompagné Anne et Katherine à Lourdes


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