Voici le temps de la rentrée, la Fraternité Laïque de Lyon s’est retrouvée pour la première fois après les congés d’été.
Durant ces deux jours, nous avons pris le temps de l’écoute. Ecoute des nouvelles, des membres présents et des nouvelles reçues de Gray, de Gildas et Anysie du Bénin, d’Antoine du Ghana.
Ecoute des témoignages des trois pères SMA en mission auprès des Africains dans la banlieue Lyonnaise, dont voici quelques morceaux choisis :
• Nous tentons en organisant des réunions de faire exister le groupe sur la paroisse.
• Nous essayons de créer un climat de confiance.
• Il y a beaucoup de frustrations : « Nous avons des diplômes, mais notre emploi ne correspond par à nos qualifications. »
• La solidarité ethnique n’a pas toujours traversé la mer.
• Il y a une forte évolution chez les femmes, de soumises à leurs maris, elles deviennent salariées pour aider à la vie de la famille, elles apprennent l’autonomie. Il y a 2/3 de couples séparés, ce qui accentue les difficultés de logement et se ressent chez les enfants.
• L’attachement à la famille lointaine est très présent, une partie des salaires part au pays.
• Par rapport à la scolarité des enfants il y a un écart entre ce que les enfants apprennent et qui prennent leurs racines en France et le vécu des parents qui sont encore très attachés à leur culture. Certaines familles n’arrivent pas à suivre la scolarité des enfants, ce qui entraine une déscolarisation, errance dans les rues, drogue, délinquance, et souvent ces jeunes se font récupérer par les groupes islamistes. Cela provoque une grande souffrance des parents.
• Admirations pour ces familles qui accueillent chez eux des membres de la grande famille sans-papiers, des orphelins qui arrivent d’Afrique pour étudier.
• Je suis devenu leur confident, parfois je dois arrêter l’écoute, c’est trop dure.
• Les africains ont quelque chose à apporter à la paroisse.
Nous avons aussi pris le temps de la prière, prière missionnaire pour commencer notre rencontre, les enfants nous ont fait partager leurs découvertes de la parabole du Bon Berger et nous avons réfléchi sur celle du Fils Prodigue.
Et comme c’est la rentrée, nous nous sommes répartis les tâches pour l’année à venir. Il y a des ouvriers, le travail ne manque pas et nous verrons à la fin de l’année la qualité de la moisson.


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